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De quoi le curating est-il le nom ?
Découvrez une interview de Julie Bawin par Madeleine Filippi, à lire dans le numéro 533 de la revue Art Press.
De quoi le curating est-il le nom? Métamorphoses d’une pratique dans le champ de l’exposition est le titre du dernier ouvrage de Julie Bawin (La Lettre volée, 128 p., 18 euros). L’historienne de l’art et professeure d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Liège y retrace l’histoire du commissariat d’exposition devenu curating. De ses balbutiements au milieu du 19e siècle à ses évolutions actuelles, elle explore les moments clés qui ont façonné cette pratique aujourd’hui entre hyper- et déprofessionnalisation.
Pour en savoir plus sur l'entrevue publiée dans la revue Art Press, cliquez ici.
À propos de l'ouvrage
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d’années, un mot de code particulièrement en vogue dans l’univers des expositions d’art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d’expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l’exposition. L’idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d’être un phénomène récent, se rapporte à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l’accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d’exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l’activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu’elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier – reconnu comme tel – soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l’autrice appelle les « curateurs outsiders ».
Membres
Julie Bawin
Professeure, Université de Liège
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